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Les ventes de Doliprane ont explosé avec la crise, et pourtant Sanofi annonce 1 700 suppressions de poste.

Les audiences de BFM ont grimpé en flèche, mais Altice licencie aussi… Profiter de la pandémie pour annoncer des restructurations : cette stratégie utilisée par de grands groupes bénéficiaires fait craindre aux syndicats le retour des licenciements boursiers. Ils appellent à une riposte politique. Parmi les entreprises accusées de « licenciements boursiers », Sanofi fait figure de cas emblématique.

Les suppressions de postes annoncées passent d’autant moins que le laboratoire se porte comme un charme. Son chiffre d’affaires a bondi de 7 % au premier trimestre, cette hausse s’expliquant pour moitié par l’effet coronavirus.

Les ventes de Doliprane ont notamment flambé de 20 %. Au total, les ventes de médicaments « grand public » atteignent 1,3 milliard d’euros sur la période, en hausse de 4,2 % : difficile, dans ces conditions, de se présenter en « victime » de la crise.

La direction refuse d’ailleurs de parler de « plan social », quitte à s’empêtrer dans des justifications hasardeuses : « Les mesures que nous présentons en France aujourd’hui ne sont pas un nouveau plan social, elles résultent de choix stratégiques clairs à l’échelle du groupe qui replacent la France au centre, jure Paul Hudson,

PDG du groupe. Cela va se voir dans les prochains mois et les prochaines années. » Les syndicats ne sont pas convaincus par la démonstration.

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